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    Sur les 42,195 km d'un marathon, l'allure n'est pas un détail technique : c'est souvent ce qui sépare une course réussie d'un passage douloureux dans le fameux "mur", généralement situé entre le 30e et le 35e kilomètre.

    Ce que représente concrètement votre allure

    L'allure marathon s'exprime en minutes par kilomètre. Pour donner des repères : viser 4h00 correspond à 5'41/km, viser 3h30 correspond à 4'58/km, et viser 3h00 correspond à 4'16/km. Ces chiffres paraissent abstraits sur le papier, ils deviennent très concrets au 25e kilomètre, quand la fatigue commence à peser sur chaque foulée.

    Trois façons de l'estimer avant la course

    À partir d'un semi-marathon récent. Doublez votre temps de semi, ajoutez 10 à 15 minutes pour la fatigue accumulée en seconde partie. Un semi couru en 1h45 donne une estimation marathon autour de 3h40-3h45.

     

    À partir d'un test VMA ou d'un 10 km. L'allure marathon correspond en général à 75-80 % de la VMA. Les chronos réalisés sur des épreuves comme le 10 km Lamotte donnent une base de calcul fiable, à condition que la course ait été récente.

     

    À l'entraînement, tout simplement. Les séances spécifiques à allure marathon (10 à 20 km à allure cible) sont le meilleur juge de paix. Si l'allure vous paraît "confortable mais pas facile", c'est bon signe.

    Pourquoi tenir cette allure est plus dur qu'il n'y paraît

    Le jour J, l'ambiance du départ joue des tours à beaucoup de coureurs. La musique, l'excitation, les autres concurrents qui filent devant : tout pousse à accélérer sans s'en rendre compte. Les 5 premiers kilomètres devraient au contraire se courir 10 à 15 secondes plus lentement que l'allure cible.


    Vient ensuite la fatigue musculaire, qui s'installe généralement entre le 30e et le 35e kilomètre quand les réserves de glycogène s'épuisent. Une stratégie nutritionnelle pensée en amont, voir notre guide sur comment s'alimenter pendant un marathon, limite la casse à ce moment critique.


    Enfin, la météo et le relief obligent à ajuster. Avant la course, étudier le parcours du Marathon Vert permet d'anticiper les rares variations d'effort, le tracé rennais reste l'un des plus plats de la région.

    Ce qui fonctionne vraiment pour garder le rythme

    La montre GPS reste l'outil de base, avec des alertes sonores si votre modèle le permet. Beaucoup de marathoniens performants adoptent aussi un rythme "négatif" : légèrement plus lent sur les 20 premiers kilomètres, légèrement plus rapide sur la fin. Cela demande de la discipline au départ, mais ça paie en fin de course.


    S'entraîner spécifiquement à cette allure, des blocs de 5 à 10 km intégrés dans les sorties longues, aide à la reconnaître par le ressenti plutôt que par la montre. Suivre un lièvre, quand la course en propose, reste aussi une solution efficace pour déléguer la gestion mentale de l'allure.


    Côté ravitaillement, la règle courante consiste à prendre un gel toutes les 40-45 minutes à partir du 8e-10e kilomètre, en s'hydratant à chaque poste. Le Marathon Vert de Rennes, labellisé OR International FFA, propose un tracé plat en deux boucles qui facilite justement cette gestion, peu de surprises de dénivelé, des repères réguliers.

      Le Marathon Vert Rennes Groupe Interaction propose 6 épreuves (marathon, relais, duo, 10 km, Féminine et Marche Familiale) s'inscrivant toutes dans une démarche environnementale : 2 kms parcourus = 1 arbre planté !